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Traitement du cancer du rein

Des études révèlent une qualité de vie supérieure chez les patients atteints du cancer du rein et leurs aidants quand ils participent activement aux décisions prises à l’égard de leurs soins de santé et des traitements qui leur sont offerts.

Si vous recevez un diagnostic de cancer du rein, un plan de traitement sera conçu par votre équipe de soins de santé. Il est important que vous et votre médecin preniez ensemble des décisions éclairées après avoir examiné les diverses options thérapeutiques offertes, y compris les effets secondaires éventuels associés aux traitements médicamenteux. Une approche positive du traitement peut vous aider à faire face aux exigences physiques de la chirurgie ou du traitement médical, et peut contribuer à votre rétablissement.

 

Un plan de traitement pour le cancer du rein peut inclure l’un ou plusieurs des éléments suivants:

Au moins deux formes de traitement sont souvent employées en concomitance, telle la chirurgie pour enlever une tumeur primitive, suivie de radiothérapie ou de médicaments pour détruire toute cellule cancéreuse qui reste.

SURVEILLANCE ACTIVE

Il se peut que votre médecin vous propose une approche appelée la surveillance active. Cette approche consiste à suivre de près votre tumeur rénale au moyen de tomodensitométries (communément appelées « scans »), de tests d’imagerie par résonance magnétique (IRM) ou d’échographies; on ne débutera le traitement que lorsque la tumeur montrera des signes de croissance ou commencera à causer des problèmes. Cette approche est une option qui peut convenir aux personnes dont la tumeur rénale est petite (moins de 4 cm) et à croissance lente, ou à des personnes âgées qui présentent d’autres problèmes de santé. On peut donc choisir de retarder le début du traitement et les risques qui y sont associés chez certains patients dont la santé ne permet pas de procéder à une intervention chirurgicale ou dont la tumeur présente de faibles risques de croissance. Dans ce dernier cas, on pourra procéder à la chirurgie au moment où elle sera vraiment nécessaire. Les tumeurs de moins de 4 cm se propagent rarement (métastase). On peut normalement les retirer au moyen d’une néphrectomie partielle ou les traiter en utilisant une technique d’ablation alternative, au moment où la surveillance active y détecte l’apparition de caractéristiques agressives.

Le médecin pourra demander de procéder à une biopsie du rein (biopsie rénale) qui permettra de confirmer la présence de cellules cancéreuses dans la tumeur, le type de cancer du rein dont il s’agit, les risques de croissance rapide et de propagation du cancer (histologie de la tumeur). La biopsie permettra de plus à votre médecin de valider le bien-fondé d’opter pour la surveillance active dans votre cas.

Finalement, vous souhaiterez peut-être participer à un essai clinique sur la surveillance active du cancer du rein, s’il y en a un en cours de recrutement, accessible pour vous et pour lequel vous vous qualifiez.

 

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ABLATION TUMORALE ET RADIOTHÉRAPIE

 

ABLATION TUMORALE

Il existe deux techniques d’ablation tumorale, soit l’ablation par radiofréquence et la cryoablation. Ces traitements détruisent les cellules tumorales sans avoir à retirer la tumeur du corps. Ils sont moins invasifs que la chirurgie. Malheureusement, leur applicabilité est limitée et leur efficacité est beaucoup moins prouvée que celle de la chirurgie.

  • L’ABLATION PAR RADIOFRÉQUENCE se fait par intervention laparoscopique en introduisant un petit instrument dans le rein atteint d’une tumeur.  L’ablation par radiofréquence a recours à une chaleur extrême pour brûler la tumeur et les tissus environnants,
  • La CRYOABLATION utilise le froid extrême. Les deux procédures peuvent être réalisées au moyen d’un instrument inséré à travers la peau et permettant l’application de froid ou de chaleur; dans certains cas, la tumeur peut être traitée en positionnant l’instrument par laparoscopie

Les deux types de traitement sont utilisés pour traiter le cancer du rein s’étant propagé de son site d’origine aux tissus environnants. Par exemple, l’ablation par radiofréquence peut être employée pour traiter des métastases au foie. Aucune de ces techniques ne peut être utilisée pour traiter des tumeurs de taille importante, sans compter qu’elles ne sont pas aussi efficaces que la résection chirurgicale. L’ablation par radiofréquence et la cryoablation sont donc réservées au traitement des tumeurs relativement petites.

 

RADIOTHÉRAPIE STÉRÉOTAXIQUE (SBRT)

La radiothérapie stéréotaxique (en anglais SBRT) est un traitement qui dirige des doses de radiations élevées et précise à une tumeur tout en limitant la dose de radiation transmise aux tissus normaux à proximité. La SBRT peut être utilisée comme un traitement à part entière ou en complément d’une chirurgie ou d’une thérapie systémique.

La décision partagée entre vous et vos médecins de recevoir un traitement par la SBRT tient compte de plusieurs facteurs et évalue les avantages et les risques du traitement. Ces facteurs comprennent :

  • la taille et la localisation de la tumeur
  • votre âge
  • la présence de tumeurs dans vos deux reins
  • si vous n’avez qu’un seul rein qui fonctionne
  • la présence d’autres maladies susceptibles d’affecter votre fonction rénale, aujourd’hui ou à l’avenir
  • si vous avez d’autres maladies susceptibles d’affecter votre capacité à tolérer la SBRT

La SBRT est généralement réservée aux patients qui ne sont pas de bons candidats pour la chirurgie en raison d’autres conditions médicales ou aux patients d’un âge avancé, car ces petites tumeurs se développent très lentement. Pour savoir si la SBRT est une bonne option pour votre plan de traitement, utilisez les questions suivantes pour avoir une discussion avec votre urologue et votre radio-oncologue.

vidéothèque du savoir sur le cancer du rein - SBRT

 

 

 

CHIRURGIE (UROLOGIE)

L’intervention chirurgicale pour retirer le rein ou une partie du rein peut être pratiqué sous forme de chirurgie ouverte ou laparoscopique (chirurgie minimalement invasive) avec ou sans asissistance robotique. Cela dépend des facteurs suivants:

  • la taille et l’emplacement de la petite masse rénale dans le rein;
  • les installation disponibles à l’hôpital;
  • la préférence et l’expérience du chirurgien;
  • votre choix.

Comme c’est le cas pour tout type de chirurgie, certains risques et effets secondaires sont possibles tels un inconfort postopératoire, la fatigue et des faiblesses. Veillez à aborder les risques et effets secondaires éventuels relatifs à votre situation avec votre médecin avant la chirurgie.

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CHIRURGIE OUVERTE

LLe chirurgien pratique habituellement une grande incision ou coupure sous les côtes inférieures, du côté du rein touché. Dans les
cas où une incision sous les côtes inférieures n’est pas possible, le chirurgien proposera une incision à un autre endroit pour accéder au rein. Le rein (ou la partie du rein) contenant la petite masse rénale peut être évalué par le chirurgien et extrait par cette incision

CHIRURGIE LAPAROSCOPIQUE (chirurgie minimalement invasive)

Le chirurgien pratique plusieurs petites incisions ou coupures dans la peau de l’abdomen, plutôt qu’une seule grande incision. Un long tube fin muni d’une caméra et d’une lumière à son extrémité est introduit par l’une des incisions. Cet instrument s’appelle un laparoscope. Il transmet une image de haute qualité de la zone de chirurgie à un moniteur vidéo. D’autres petits instruments sont introduits par les autres incisions et utilisés pour retirer le rein ou la partie du rein contenant la petite rénale, laquelle est généralement extraite du corps dans unsac par l’une des incisions.

CHIRURGIE LAPAROSCOPIQUE ROBOTISÉE (CLR)

La chirurgie laparoscopique robotisée (CLR) est aussi minimalement invasive, mais les instruments sont plus petits et fixés à des bras robotiques. Le chirurgien contrôle les bras robotiques depuis une console, qui offre une vue 3D très agrandie de la zone de chirurgie. La vue améliorée et les outils avancés donnent au chirurgien une plus grande précision et un meilleur contrôle. Lorsque la CLR deviendra plus accessible, elle remplacera un jour la laparoscopie conventionnelle pour la pratique d’une néphrectomie partielle.

 

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NÉPHRECTOMIE RADICALE

Lors d’une néphrectomie radicale, la totalité du rein est retirée, généralement en même temps que le tissu adipeux environnant, la glande suprarénale et les ganglions lymphatiques voisins.

 

NÉPHRECTOMIE PARTIELLE

L’avantage de recourir à une néphrectomie partielle plutôt que radicale (rein atteint entièrement enlevé) est la préservation de la fonction rénale. Il est fort important de préserver la fonction rénale le plus possible. La préservation d’une partie du rein atteint par la tumeur peut permettre de prévenir des complications liées à l’insuffisance rénale. La dialyse constitue la plus grave de ces complications. Malheureusement, une néphrectomie partielle ne peut pas être envisagée dans tous les cas. Enlever complètement le rein est souvent nécessaire lorsque les tumeurs sont de taille importante.

 

LYMPHADÉNECTOMIE

La lymphadénectomie est l’ablation chirurgicale des ganglions lymphatiques qui ont été atteints par le cancer; elle est habituellement pratiquée au moment de la néphrectomie.

 

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TRAITEMENT SYSTÉMIQUE (ONCOLOGIE)

Dans le cas du cancer du rein de stade avancé, les options thérapeutiques médicales sont utilisées en association avec la chirurgie. Il peut s’agir de thérapie ciblée, de l’immunothérapie, ou une combinaison des deux.

La majorité des traitements peuvent être pris par voie orale à la maison. D’autres types de traitements sont administrés par voie intraveineuse, ce qui exige un déplacement au cabinet du médecin ou à la clinique. Malheureusement, aucun traitement n’est en mesure d’enrayer complètement le cancer du rein de stade avancé. Toutefois, de nombreux traitements peuvent contribuer à une rémission à long terme (période de latence du cancer du rein).

 

TRAITEMENTS CIBLÉS

Les traitements ciblés agissent sur les voies moléculaires (une série d’actions parmi les molécules au sein d’une cellule qui mène à une fonction cellulaire donnée) de l’initiation tumorale et de la propagation du cancer. Ces médicaments permettent de réduire la taille des cellules cancéreuses et d’en ralentir la croissance, ainsi que d’inhiber la croissance des vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur.

Les études de recherche actuelles se penchent sur l’action de ces traitements ciblés et son amélioration. Le type de thérapie ciblée qui sera prescrit dépend de la catégorie de cancer du rein, son stade, et des antécédents de thérapie ciblée.

LES EFFETS SECONDAIRES DES TRAITEMENTS CIBLÉS

 

THÉRAPIES IMMUNO-ONCOLOGIQUES

Votre système immunitaire a la capacité d’identifier les cellules anormales et de les détruire : c’est le fondement scientifique du mode d’action de l’immuno-oncologie. La thérapie immuno-oncologique (IO) est à la fois une nouvelle et une ancienne forme de traitement du cancer qui consiste à activer votre système immunitaire, dans l’espoir qu’il attaque votre cancer du rein.

En effet, certains des plus anciens traitements anticancéreux, par exemple l’interféron et l’interleukin-2, sont une forme de thérapie immunitaire. Leur utilisation a toutefois été limitée par l’importance de leurs effets secondaires et de leurs coûts, ainsi que par l’inconsistance de leurs bénéfices.

Plus récemment, de nouveaux types de thérapies IO ont donné de bons résultats à l’égard de certaines formes de cancer. Par exemple, les résultats des premiers essais cliniques portant sur le cancer de la peau (mélanome), le cancer du poumon et le cancer du rein avancé se sont avérés encourageants et certains de ces traitements sont déjà approuvés au Canada.

QU’EST-CE QUE L’IMMUNOTHÉRAPIE?

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