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La COVID-19 aura-t-elle une incidence sur mon plan de traitement?

Bon nombre d’entre vous ont été avisés par leur équipe de soins de santé que leur chirurgie, leur plan de traitement ou leurs tests de suivi étaient réévalués en raison de la pandémie de COVID‑19. Cette situation soulève des inquiétudes légitimes parmi vous, mais soyez assurés que les patients souffrant de cancer ne sont pas laissés pour compte en faveur des personnes qui ont contracté la COVID-19. Bien au contraire, des mesures et des lignes directrices ont été mises en place pour garantir votre sécurité et évaluer les bénéfices et les risques propres à chacun d’entre vous, et ce, afin de permettre la prestation de soins sûrs, efficaces et réalisables dans le contexte de la pandémie.

L’Association des urologues du Canada s’est alliée avec 18 oncologues médicaux génito-urinaires universitaires, répartis dans 11 centres de cancérologie au Canada, pour publier un document d’orientation renfermant des recommandations visant la gestion de la maladie des patients pendant la pandémie de COVID-19.

Remarque : les auteurs insistent sur la nécessité de procéder à une réévaluation fréquente des recommandations, compte tenu de l’évolution de la trajectoire de la COVID-19 et du besoin de s’y adapter en temps réel.
Chirurgie

La chirurgie de votre cancer du rein pourrait être reportée. Le délai est établi en fonction de la taille de la tumeur et du stade du cancer. En général, les cancers du rein de stade 1 (T1, moins de 7 cm) peuvent être reportés de trois à six mois sans risque. Toutefois, les cancers à des stades plus avancés (T2 à T4, plus de 7 cm, ou croissance de la tumeur dans les vaisseaux sanguins du rein) doivent être retirés dans un délai d’un à trois mois. Ces chirurgies ne doivent pas être considérablement retardées et de nombreux centres permettent les chirurgies des cancers du rein avancés pendant la pandémie de COVID 19, accompagnées de tests préopératoires appropriés de dépistage de la COVID-19 et de précautions au moyen d’équipements de protection individuelle.

Si l’ablation du rein est envisagée dans le cas d’une réponse significative à une thérapie systémique effectuée avant la chirurgie, cette dernière peut être considérée à la suite de discussions multidisciplinaires et une fois que les ressources hospitalières reprendront leurs activités normales.

 

 

Cancer du rein avancé (métastatique)

TRAITEMENT DE PREMIÈRE INTENTION POUR UN CARCINOME À CELLULES RÉNALES AVANCÉ À FAIBLE RISQUE
Votre médecin pourrait discuter avec vous des scénarios de traitement suivants:

 

Dans le cas d’une thérapie systémique non requise dans l’immédiat et pouvant être reportée sans risque, une surveillance active est recommandée.

 

Dans le cas d’une thérapie systémique requise, une thérapie à prise orale ciblant le VEGF (facteur de croissance de l’endothélium vasculaire), au minimum, est recommandée (c. à d. sunitinib, axitinib, pazopanib). Vous devriez tenir une discussion approfondie avec votre médecin sur les options de traitement offertes ainsi que sur les bénéfices et les risques qui y sont associés.

 

Si l’on envisage d’ajouter l’immunothérapie à une thérapie à prise orale ciblant le VEGF (c. à d. pembrolizumab + axitinib), la discussion médecin-patient devrait porter sur:

  1. les ressources hospitalières disponibles pour les traitements par intraveineuse
  2. les contraintes hospitalières visant la gestion des effets secondaires liés à l’immunité
  3. l’avantage supplémentaire de l’immunothérapie

 

En ce qui concerne les patients suivant actuellement une thérapie de première intention, la discussion médecin-patient devrait porter sur :

  1. la continuation ou non du traitement
  2. l’adoption d’intervalles plus longs entre les doses d’immunothérapie, lorsque cette option est sans risque et disponible

Que signifie VEGF?
Dr Denis Soulières

Qu’est-ce qu’un patient à «risque favorable»?
Dr Pierre Karakiewicz

Être un patient à « risque favorable » signifie-t-il que je mourrai bientôt?
Dr Sébastien Hotte

Cancer du rein avancé (métastatique)

TRAITEMENT DE PREMIÈRE INTENTION POUR UN CARCINOME À CELLULES RÉNALES AVANCÉ À RISQUE INTERMÉDIAIRE OU ÉLEVÉ

Il est recommandé aux patients admissibles de suivre l’immunothérapie double (c. à d. ipilimumab + nivolumab) ou l’immunothérapie combinée avec une thérapie à prise orale ciblant le VEGF (c. à d. pembrolizumab + axitinib). Toutefois, dans le contexte de la COVID-19, l’immunothérapie combinée avec une thérapie orale ciblant le VEGF serait préférable à l’immunothérapie double, puisqu’elle provoque moins d’effets secondaires et la possibilité d’une utilisation prolongée de stéroïdes. Votre médecin pourrait discuter avec vous des scénarios de traitement suivants :

 

Avant toute nouvelle thérapie, la discussion médecin-patient devrait porter sur:

  1. le report ou non du traitement pendant une période d’intensification de la COVID 19
  2. les contraintes en matière de ressources hospitalières et les incidences possibles à la fois sur le traitement par intraveineuse (immunothérapie) et sur la gestion adéquate des effets secondaires graves

 

Si la situation est particulièrement explosive pendant la pandémie de COVID 19, commencer avec une thérapie ciblant le VEGF pourrait s’avérer une option raisonnable comme traitement de première intention afin de minimiser les risques d’effets secondaires graves.

 

En ce qui concerne les patients suivant actuellement une thérapie de première intention, la discussion médecin-patient devrait porter sur:

  1. la continuation ou non du traitement
  2. l’adoption d’intervalles plus longs entre les doses d’immunothérapie, lorsque cette option est sans risque et disponible

Qu’est-ce qu’un patient à « risque intermédiaire »?
Dr Pierre Karakiewicz

Être un patient à « risque intermédiaire » signifie-t-il que je mourrai bientôt?
Dr Sébastien Hotte

Qu’est-ce qu’un patient à « risque défavorable »?
Dr Pierre Karakiewicz

Être un patient à « mauvais risque » signifie-t-il que je mourrai bientôt?
Dr Sébastien Hotte

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Cancer du rein avancé (métastatique)

THÉRAPIE DE DEUXIÈME INTENTION ET THÉRAPIES ULTÉRIEURES POUR UN CARCINOME À CELLULES RÉNALES AVANCÉ
Votre médecin pourrait discuter avec vous des scénarios de traitement suivants:

 

Avant d’entreprendre une nouvelle thérapie, il convient de prendre en considération à la fois l’utilisation des ressources, l’évaluation et les intervalles de traitement en vue d’options de thérapies ultérieures potentielles.

 

En ce qui concerne les patients suivant actuellement une immunothérapie unique (c. à d., nivolumab seulement), la discussion médecin-patient devrait porter sur:

  1. la continuation ou non du traitement
  2. l’adoption d’intervalles plus longs entre les doses d’immunothérapie, lorsque cette option est sans risque et disponible

 

Dans un contexte d’intensification de la pandémie de COVID-19 où la progression de la maladie a été démontrée chez les patients suivant une thérapie ciblant le VEFG ou diverses immunothérapies, il convient d’étudier soigneusement les risques et les bienfaits potentiels avant d’entreprendre une thérapie de troisième intention ou une thérapie ultérieure.

Soins virtuels

Les établissements devraient offrir un soutien logistique relativement aux consultations téléphonique et par vidéoconférence afin de faciliter l’évaluation du patient, les discussions du conseil médical sur les tumeurs et, lorsque cela est approprié, le traitement.

 

Pour votre sécurité, une consultation en tant que nouveau patient ou un rendez-vous de suivi peut se faire par téléphone ou par vidéoconférence pendant la pandémie de COVID-19, jusqu’à ce que les hôpitaux reprennent leurs activités normales.

 

Votre médecin peut essayer de vous procurer des rendez-vous pour une analyse sanguine ou un examen d’imagerie dans des centres locaux différents afin d’empêcher une exposition à la COVID-19. Dans certains cas, la pandémie peut entraîner des retards dans les examens d’imagerie de suivi.

 

Une infrastructure de soins de santé intelligente devrait être établie afin de garantir une approche coordonnée lors de la prestation de soins virtuels aux patients. Elle devrait comprendre :

  1. des mécanismes visant les pharmacies en consultation externe pour permettre la commande de thérapies anticancéreuses ou de soutien en dehors du milieu clinique ou de cabinet habituel, et
  2. la livraison de traitements à prise orale au domicile du patient.

 

Lors d’un rendez-vous qui doit nécessairement être effectué en personne, dans un hôpital ou une clinique, vous pourriez remarquer la mise en place de politiques d’évaluation et la pratique de distanciation physique sûre. Ces stratégies existent pour votre sécurité et respectent les conseils provinciaux en matière de santé publique.

Une planification chirurgicale urgente concernant une chirurgie pour un cancer du rein avancé requiert une rencontre en personne avec le chirurgien, pendant laquelle des précautions appropriées relativement à la COVID-19 seront en place.

 

27 April 2020

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