Un guide pour le cancer du rein

Mis à jour : 15 septembre 2016

Réponses et conseils sur le cancer du rein

Introduction : Que faire maintenant?

Quand la vie vous assaille de questions, ce dont vous avez besoin – bien simplement – est de renseignements, de réponses et d’orientation. Le présent guide a été conçu pour vous fournir des renseignements clairs et pratiques sur le cancer du rein.

Alors que nous en apprenons davantage sur la nature même du cancer du rein, nous continuerons à découvrir de meilleures façons de le diagnostiquer au stade précoce, ainsi que des traitements encore plus efficaces pour y faire face. De telles percées dans le domaine engendreront obligatoirement d’autres questions auxquelles des éléments de réponse devront être apportés.

« Remuer ciel et terre » est le proverbe qui illustre le mieux comment trouver ce que l’on cherche sur le chemin de la vie.

Comprendre le cancer du rein

Le mot « cancer » ne constitue pas un terme fourre-tout ou singulier. Pour chaque partie de l’organisme où le cancer peut sévir, qu’il s’agisse du poumon, du rein ou autre, il existe des distinctions sur le plan des caractéristiques de la maladie, et comment celle-ci doit être traitée.

Kidney _anatomy

Le cancer du rein est un type de cancer unique possédant des caractéristiques particulières. Le dépistage du cancer du rein est ardu en raison du fait que souvent aucun signe ou symptôme ne se manifeste jusqu’au moment où la tumeur devient très importante. Bon nombre des symptômes associés au cancer du rein – masse palpable, douleur au flanc ou sang dans les urines – peuvent ne se manifester qu'une fois le cancer évolué. Ainsi, le diagnostic du cancer du rein peut être posé fort tardivement, à un stade avancé de la maladie, ce qui peut nuire à l'efficacité du traitement.

Heureusement, la majorité des patients atteints d’un cancer du rein n’appartiennent pas à cette catégorie. La plupart d’entre eux obtiennent un diagnostic de façon fortuite, c’est-à-dire que le cancer du rein est décelé au moment où la personne passe un examen pour une autre affection, que ce soit une échographie, une TDM ou autre.

Les termes « cancer du rein » et « néphrocarcinome » sont souvent employés de façon interchangeable, mais en fait, le néphrocarcinome constitue le type le plus fréquent de cancer du rein. Le néphrocarcinome comprend de nombreux types de cancer du rein qui sont classés en fonction de leur apparence sous un microscope, ce qu’on appelle le « type histologique ». Les trois types histologiques les plus courants sont les suivants : à cellules claires, à cellules chromophobes et papillaire. Le néphrocarcinome est aussi classé selon son étendue ou son stade. (Voir Que signifie la stadification?)

  • néphrocarcinome à cellules claires : La cellule claire est un type de cellule qui semble claire à l'intérieur lorsqu'on l'observe au microscope. Le néphrocarcinome à cellules claires est la forme la plus courante de cancer du rein. Environ 75 à 80 % des cancers du rein appartiennent à ce sous-type.
  • carcinome rénal papillaire : Deuxième type de cancer du rein le plus courant. Environ 10 à 15 % des cancers du rein appartiennent à ce sous-type.
  • cancer du rein chromophobe : Forme de cancer du rein qui représente seulement 5 % de tous les cancers du rein. Le cancer du rein chromophobe s’étend rarement à l’extérieur des reins.
  • carcinome des tubes collecteurs : Forme rare de cancer du rein qui se déclare dans les tubes collecteurs des reins.

« Cancer est un mot qu'il est possible d’apprivoiser. » - Dr. Robert Buckman

 

RÉFÉRENCES:

Les facteurs de risque du cancer du rein

Le cancer du rein est le dixième cancer le plus répandu au Canada. Il est plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. Le cancer du rein se développe le plus souvent chez les personnes de 45 ans et plus. À l’instar de plusieurs cancers, les causes exactes du cancer du rein ne sont pas vraiment connues. Toutefois, des données scientifiques confirment que les facteurs suivants augmentent votre risque de développer un cancer du rein.

 
  • Le tabagisme   
    augmente votre risque de développer un cancer du rein. Ce risque s’accroît en fonction de la fréquence et de la durée de votre consommation de tabac.
  • Le surpoids et l’obésité 
    augmentent votre risque de développer un cancer du rein, bien qu’on ignore encore de quelle manière ils contribuent à cette augmentation. Le surpoids et l’obésité sont tributaires de votre indice de masse corporelle (IMC), de votre tour de taille et de votre rapport taille / hanche. Pour de plus amples informations sur l’IMC et le rapport taille / hanche, consultez les Lignes directrices pour la classification du poids chez les adultes de Santé Canada.
  • La haute pression sanguine (hypertension)
    augmente votre risque de développer un cancer du rein, bien qu’on ignore encore de quelle manière elle contribue à cette augmentation.
  • Les maladies génétiques (héréditaires)
    Les fondements génétiques de certaines affections augmentent votre risque de développer différents types de cancer du rein. Ces types comprennent la maladie de von Hippel-Lindau (VHL), le carcinome papillaire à cellules rénales héréditaire (HPRC), le syndrome de Birt-Hogg-Dubé et la sclérose tubéreuse complexe (STC), qui peuvent être causés par des gènes défectueux dont vous auriez hérité. Toutefois, ces rares prédispositions génétiques ne représentent qu’un faible pourcentage des cancers du rein. Consultez notre article sur les Troubles héréditaires à l’origine d’un adénocarcinome rénal.
  • Des antécédents familiaux de cancer du rein
    Les personnes dont les parents au premier degré (par exemple un père, une mère, un frère, une sœur ou un enfant) présentent de forts antécédents de cancer du rein ont aussi un risque plus élevé de développer la maladie.
  • La maladie rénale avancée
    Les personnes qui souffrent d’une maladie rénale de stade avancé, spécialement celles qui sont sous dialyse depuis longtemps, ont un risqué plus élevé de développer le cancer du rein.
  • L’exposition professionnelle à des substances chimiques  
    Les personnes exposées au trichloréthylène (TCE) dans leur milieu de travail sont à plus haut risque de développer un cancer du rein. Ce risque s’accroît proportionnellement à l’exposition à de plus grandes concentrations de TCE. Le TCE est un solvant, le plus souvent industriel, utilisé pour enlever la graisse des métaux ou dans le nettoyage à sec.

Certaines personnes qui ne présentent aucun des facteurs de risque énumérés ci-dessus développeront un cancer du rein. Également, le fait d’avoir certains de ces facteurs de risque ne signifie pas que vous aurez un cancer du rein. Il se peut qu’il existe d’autres facteurs de risque reliés au cancer du rein, mais on ne dispose pas de suffisamment de preuves pour confirmer cette hypothèse; des recherches plus nombreuses sont nécessaires.

 

RÉFÉRENCES:

Société canadienne du cancer

Action Cancer Ontario 

 Kidney Cancer Care

World Cancer Research Fund International/American Institute for Cancer Research.  Continuous Update Project Report.  Diet, Nutrition, Physical Activity and Kidney Cancer.  Canadian Urological Association Journal.  2015. Disponible au: wcrf.org/kidney-cancer-2015.

Qayyum T, Oades G, Horgan P, et al.  The epidemiology and risk factors for renal cancer.  Current Urology. February 2013;6(4):169-74.

Types de cancer du rein

Le terme « cancer du rein » regroupe de nombreux types de cancer pouvant toucher le rein. Le type de cancer du rein dont vous pouvez être atteint dépend du type de cellules rénales qui sont devenues anormales ou cancéreuses. Le meilleur traitement est établi selon le type de cancer du rein que vous avez ainsi que sa taille. Dans de très rares cas, le cancer du rein peut être associé à un trouble héréditaire, tel que le syndrome VHL (voir ci-dessous).

Types de cancer du rein et syndromes connexes:

Troubles héréditaires à l’origine d’un adénocarcinome rénal:

Tumeurs rénales chez l’enfant:

Que signifie la stadification?

La stadification est une façon de décrire ou de classer un cancer selon l’étendue de la maladie dans l’organisme. Le stade du cancer décrit la taille de la tumeur et précise son évolution par rapport à son site originel dans le rein.

Divers traitements sont offerts pour le cancer du rein. Connaître le stade du cancer permet au médecin de retenir la meilleure approche thérapeutique.

Le système de stadification permet de préciser :

  • la taille de la tumeur;
  • la propagation du cancer; et
  • l’étendue de la propagation des cellules cancéreuses et leur emplacement.

Ce que signifie chaque stade

# Description
Stade I
  • La tumeur est localisée uniquement dans le rein et mesure moins de 7 cm de diamètre.
Stade II
  • La tumeur est localisée uniquement dans le rein et mesure plus de 7 cm de diamètre.
Stade III
  • La tumeur s’est propagée à l’extérieur du rein, par exemple à la couche de tissus adipeux qui l’entoure et/ou
  • la tumeur s'est propagée à un ganglion lymphatique voisin ou aux veines drainant le rein.
Stade IV
  • Le cancer s'est propagé vers d'autres organes, comme les poumons, les os ou le foie et/ou
  • le cancer s'est propagé à plus de 1 ganglion lymphatique.

Ce stade est qualifié de métastatique; la présence du cancer du rein dans d'autres organes ou parties de l'organisme est appelée métastase.

 

RÉFÉRENCES:

Qu’est-ce que signifie le terme « métastaser »?

Le terme « métastaser » signifie la prolifération d’un cancer de son site d’origine vers d’autres parties du corps. Afin de comprendre la notion de métastase, il importe de se pencher sur la tumeur originelle.

Le cancer naît au moment où les cellules rénales normales commencent à changer, ou à muter. Ces cellules cancéreuses se multiplient alors de façon beaucoup plus rapide que les cellules normales et forment une tumeur.

Une fois que la tumeur prend une taille assez importante, ses cellules commencent à libérer une substance, soit le facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (VEGF) qui stimule la formation de nouveaux vaisseaux sanguins. Ce processus est connu sous le nom d’angiogenèse. De tels nouveaux vaisseaux sanguins permettent non seulement d’alimenter la tumeur et de favoriser sa croissance, mais aussi le transport des cellules cancéreuses dans le système circulatoire pour atteindre d’autres parties du corps où d’autres tumeurs prendront naissance.

Il importe de noter que dans le cas d’un cancer qui s’est propagé par exemple aux poumons, mais qui provient d’une tumeur originelle correspondant à un cancer du rein, la tumeur située dans les poumons constitue un cancer du rein métastasé et non un cancer du poumon.

Saisir la nature même du cancer du rein, y compris le processus de métastase, contribue à orienter la recherche en vue d’élaborer des traitements plus efficaces.

 

RÉFÉRENCES:

Comment la stadification influe-t-elle sur le traitement?

La séquence des étapes de votre plan de traitement sera établie selon vos besoins uniques.

Habituellement, les stades I à III sont d’abord traités uniquement par chirurgie. Toutefois, dans certains cas, la participation à un essai clinique peut être offerte à titre de traitement néoadjuvant (un traitement administré avant le traitement principal et destiné à réduire la taille de la tumeur), soit avant la chirurgie, ou immédiatement après.

Le traitement d’un cancer du rein de stade IV, aussi appelé cancer du rein de stade avancé ou métastatique, nécessite idéalement une chirurgie en association avec un ou plusieurs types de traitements médicaux.

 
  • Chirurgie :
    Intervention visant à retirer le cancer situé dans le rein (enlever le rein atteint, en tout ou en partie) et à enlever toutes les métastases (ganglions lymphatiques et autres organes ayant été touchés tels les glandes surrénales, les intestins ou une partie d’un poumon ou du foie).
  • Traitement de première intention : 
    Le premier médicament utilisé pour traiter un cancer. On parle aussi de thérapie ou de traitement primaire.
  • Traitement de deuxième intention : 
    Le traitement administré lorsque le traitement de première intention échoue, arrête de faire effet, ou doit être interrompu en raison d'effets secondaires non tolérés.
  • Traitement de troisième intention : 
    Le traitement administré lorsque les traitements de première et de deuxième intention échouent, arrêtent de faire effet, ou doivent être interrompus en raison d'effets secondaires.
  • Traitement séquentiel : 
    Les traitements ne sont pas administrés au même moment, mais plutôt l’un à la suite de l’autre, ou de façon séquentielle. Au Canada, les lignes directrices en matière de traitement du cancer du rein régissent les traitements de première, deuxième et troisième intention administrés par les médecins aux patients atteints d’un cancer du rein de stade avancé.

 

RÉFÉRENCES:

Société canadienne du cancer
Traitement du cancer du rein

Traitement du cancer du rein

Une étude* menée auprès de patients atteints d’un cancer du rein de stade avancé et leurs fournisseurs de soins de santé a révélé qu’un apport accru du patient au niveau de ses soins et de son traitement entraîne une qualité de vie supérieure.

Si vous recevez un diagnostic de cancer du rein, un plan de traitement sera conçu par votre équipe de soins de santé. Il est important que vous et votre médecin preniez ensemble des décisions éclairées après avoir examiné les diverses options thérapeutiques offertes, y compris les effets secondaires éventuels associés aux traitements médicamenteux. Une approche positive du traitement peut vous aider à faire face aux exigences physiques de la chirurgie ou du traitement médical, et peut contribuer à votre rétablissement.

Un plan de traitement pour le cancer du rein peut inclure l'un ou plusieurs des éléments suivants :

SURVEILLANCE ACTIVE
  • Cette approche consiste à suivre de près votre tumeur rénale et à retarder le début du traitement jusqu’à ce que la tumeur montre des signes de croissance ou commence à causer des problèmes.

 PRISE EN CHARGE CHIRURGICALE
  • Chirurgie : néphrectomie partielle ou totale (radicale)
  • Ablation tumorale : ablation par radiofréquence (ARF) ou par cryoablation. Ces traitements détruisent les cellules tumorales sans avoir à retirer la tumeur du corps. De telles techniques sont moins invasives que la chirurgie. Malheureusement, leur applicabilité est limitée et leur efficacité n’est pas éprouvée comme celle de la chirurgie.
PRISE EN CHARGE MÉDICALE
  • Traitement ciblé : un type particulier de médicament qui décèle et inhibe la croissance de cellules cancéreuses au niveau moléculaire.
  • Radiothérapie : peut être utilisée pour ralentir, voire freiner l'évolution du cancer du rein s'étant propagé à d'autres parties du corps, par exemple les os.
  • Radiothérapie : peut être utilisée pour ralentir, voire freiner l'évolution du cancer du rein s'étant propagé à d'autres parties du corps, par exemple les os.
  • Immuno-oncologie : La thérapie immuno-oncologique (IO) est une forme de traitement qui stimule votre système immunitaire, de façon à l’aider à reconnaître les cellules cancéreuses et à les attaquer. Les médicaments immuno-oncologiques nouveaux ou novateurs peuvent aussi être utilisés lorsque le cancer est de stade avancé ou qu’il s’est propagé (métastasé) du rein à d’autres parties du corps.

Au moins deux formes de traitement sont souvent employées en concomitance, telle la chirurgie pour enlever une tumeur primitive, suivie de radiothérapie ou de médicaments pour détruire toute cellule cancéreuse qui reste.

 

RÉFÉRENCES:

* Cancer du rein Canada, Patient Care Study. Étude menée en 2009 par Ipsos Health auprès de 84 patients atteints de cancer du rein de stade avancé et leurs fournisseurs de soins.

La surveillance active

Il se peut que votre médecin vous propose une approche appelée la surveillance active. Cette approche consiste à suivre de près votre tumeur rénale au moyen de tomodensitométries (communément appelées « scans »), de tests d’imagerie par résonance magnétique (IRM) ou d’échographies; on ne débutera le traitement que lorsque la tumeur montrera des signes de croissance ou commencera à causer des problèmes. Cette approche est une option qui peut convenir aux personnes dont la tumeur rénale est petite (moins de 4 cm) et à croissance lente, ou à des personnes âgées qui présentent d’autres problèmes de santé. On peut donc choisir de retarder le début du traitement et les risques qui y sont associés chez certains patients dont la santé ne permet pas de procéder à une intervention chirurgicale ou dont la tumeur présente de faibles risques de croissance. Dans ce dernier cas, on pourra procéder à la chirurgie au moment où elle sera vraiment nécessaire. Les tumeurs de moins de 4 cm se propagent rarement (métastase). On peut normalement les retirer au moyen d’une néphrectomie partielle ou les traiter en utilisant une technique d’ablation alternative, au moment où la surveillance active y détecte l’apparition de caractéristiques agressives.

Le médecin pourra demander de procéder à une biopsie du rein (biopsie rénale) qui permettra de confirmer la présence de cellules cancéreuses dans la tumeur, le type de cancer du rein dont il s’agit, les risques de croissance rapide et de propagation du cancer (histologie de la tumeur). La biopsie permettra de plus à votre médecin de valider le bien-fondé d’opter pour la surveillance active dans votre cas. 

Finalement, vous souhaiterez peut-être participer à un essai clinique sur la surveillance active du cancer du rein, s’il y en a un en cours de recrutement, accessible pour vous et pour lequel vous vous qualifiez.

 

RÉFÉRENCES:

American Society of Clinical Oncology (ASCO) - Cancer.Net

International Kidney Cancer Coalition (IKCC)

Jewett Michael A.S; Rendon Ricardo, Lacombe Louis, et al.  Guide canadien de prise en charge des petites masses rénales. Traduit du Canadian Urological Association Journal. 2015; 9(5-6):160-3.

Rendon Ricardo, Kapoor A, Breau Rodney, et al. Prise en charge chirurgicale du carcinome à cellules rénales : consensus du Forum canadien sur le cancer du rein 2014. Traduit du Canadian Urological Association Journal.  2014; 8(5-6):e398-412.

Prise en charge chirurgicale

La chirurgie représente l’une des deux options thérapeutiques courantes (l’autre étant les médicaments) pour le cancer du rein, y compris le cancer du rein métastatique. On peut avoir recours à la chirurgie ouverte classique, ce qui nécessite une incision cutanée afin de retirer le rein et aux autres sites de métastases s’il y a lieu. La chirurgie laparoscopique, aussi appelée micromanipulation chirurgicale, constitue une option dans certains cas. À l’aide de cette technique, la chirurgie est réalisée grâce à de petites incisions à l’aide d’une caméra et de minces instruments. Une telle procédure comporte de nombreux avantages comparativement à la chirurgie traditionnelle : des séjours à l'hôpital de moindre durée, un rétablissement plus rapide, un inconfort postopératoire moins important ainsi que moins de cicatrices. Malheureusement, la laparoscopie n'est pas indiquée pour toutes les chirurgies de cancer du rein métastatique ou de stade localement avancé.

 
  • Néphrectomie radicale : 
    Le chirurgien enlève complètement le rein. Les ganglions lymphatiques autour du rein sont aussi enlevés. Il s’agit de la chirurgie la plus couramment pratiquée pour le cancer du rein. La néphrectomie peut être ouverte (incision) ou effectuée par laparoscopie. Selon l'étendue de la tumeur et autres considérations, on a recours à la néphrectomie ouverte ou à la néphrectomie par laparoscopie.
  • Néphrectomie partielle : 
    Le chirurgien retire uniquement la tumeur et le reste du rein est préservé. Il peut s’agir d’une néphrectomie partielle ouverte (incision) ou d’une néphrectomie partielle par laparoscopie. Selon l'étendue de la tumeur et autres considérations, on a recours à la néphrectomie partielle ouverte ou par laparoscopie.

L’avantage de recourir à une néphrectomie partielle plutôt que radicale (rein atteint entièrement enlevé) est la préservation de la fonction rénale. Il est fort important de préserver la fonction rénale le plus possible. La préservation d’une partie du rein atteint par la tumeur peut permettre de prévenir des complications liées à l’insuffisance rénale. La dialyse constitue la plus grave de ces complications. Malheureusement, une néphrectomie partielle ne peut pas être envisagée dans tous les cas. Enlever complètement le rein est souvent nécessaire lorsque les tumeurs sont de taille importante.

  • Lymphadénectomie : 
    Ce type de chirurgie permet l’ablation des ganglions lymphatiques qui ont été atteints par le cancer; elle est habituellement pratiquée au moment de la néphrectomie.
  • Ablation tumorale : 
    Il existe deux techniques d’ablation tumorale, soit l’ablation par radiofréquence et la cryoablation. L’ablation tumorale se fait par intervention laparoscopique en introduisant un petit instrument dans le rein atteint d’une tumeur. L’ablation par radiofréquence a recours à une chaleur extrême pour brûler la tumeur et les tissus environnants, alors que la cryoablation utilise le froid extrême. Les deux procédures peuvent être réalisées au moyen d’un instrument inséré à travers la peau et permettant l'application de froid ou de chaleur; dans certains cas, la tumeur peut être traitée en positionnant l’instrument par laparoscopie. Les deux types de traitement sont utilisés pour traiter le cancer du rein s’étant propagé de son site d’origine aux tissus environnants. Par exemple, l’ablation par radiofréquence peut être employée pour traiter des métastases au foie. Aucune de ces techniques ne peut être utilisée pour traiter des tumeurs de taille importante, sans compter qu’elles ne sont pas aussi efficaces que la résection chirurgicale. L’ablation par radiofréquence et la cryoablation sont donc réservées au traitement des tumeurs relativement petites.

 

À quoi pouvez-vous vous attendre après votre chirurgie?

Comme c’est le cas pour tout type de chirurgie, certains risques et effets secondaires sont possibles tels un inconfort postopératoire, la fatigue et des faiblesses. Veillez à aborder les risques et effets secondaires éventuels relatifs à votre situation avec votre médecin avant la chirurgie.

 

RÉFÉRENCES:

Société canadienne du cancer du rein

Management of kidney cancer: Canadian Kidney Cancer Forum Consensus Update Canadian Kidney Cancer Forum 2009

Prise en charge médicale

Dans le cas du cancer du rein de stade avancé, les options thérapeutiques médicales sont utilisées en association avec la chirurgie. Il peut s’agir de thérapie ciblée, de radiothérapie, ou une combinaison des deux.

La majorité des traitements peuvent être pris par voie orale à la maison. D’autres types de traitements sont administrés par voie intraveineuse, ce qui exige un déplacement au cabinet du médecin ou à la clinique. Malheureusement, aucun traitement n’est en mesure d’enrayer complètement le cancer du rein de stade avancé. Toutefois, de nombreux traitements peuvent contribuer à une rémission à long terme (période de latence du cancer du rein).

Traitements ciblésLes traitements ciblés agissent sur les voies moléculaires (une série d’actions parmi les molécules au sein d’une cellule qui mène à une fonction cellulaire donnée) de l’initiation tumorale et de la propagation du cancer. Ces médicaments permettent de réduire la taille des cellules cancéreuses et d’en ralentir la croissance, ainsi que d’inhiber la croissance des vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur.

Les études de recherche actuelles se penchent sur l'action de ces traitements ciblés et son amélioration. Le type de thérapie ciblée qui sera prescrit dépend de la catégorie de cancer du rein, son stade, et des antécédents de thérapie ciblée. Les traitements ciblés disponibles à l’heure actuelle au Canada sont énumérés en ordre alphabétique ci-dessous.

   
Afinitor® (comprimés d’évérolimus) Indiqué pour le traitement du néphrocarcinome métastatique à cellules claires après l'échec d'un traitement initial par l'un des deux inhibiteurs de la tyrosine kinase du récepteur du VEGFR (facteur de croissance vasculaire endothélial), soit le sunitinib ou le sorafénib.
Inlyta® (comprimés d'axitinib) Indiqué pour le traitement de l’adénocarcinome rénal métastatique à cellules claires à la suite de l'échec d'un traitement systémique précédent par la cytokine ou par le récepteur du facteur de croissance endothélial vasculaire (VEGFR) inhibiteur des récepteurs de la tyrosine kinase (TKI),soit le sunitinib.
Nexavar® (comprimés de sorafenib) Indiqué pour le traitement du néphrocarcinome local évolué et du néphrocarcinome à cellules claires métastatique pour les patients qui n’ont pas répondu à un traitement systémique antérieur ou qui ont ne l’ont pas toléré.
Sutent® (capsules de sunitinib) Indiqué pour le traitement du néphrocarcinome à cellules claires.
Torisel® (concentré pour injection de temsirolimus) Indiqué pour le traitement du néphrocarcinome métastatique. 
Votrient® (comprimés de pazopanib) Indiqué dans le traitement de patients présentant un carcinome des cellules rénales (cellules claires) métastatique (CCRm) qui n'ont reçu aucun traitement systémique antérieur ou qui ont reçu un traitement antérieur par des cytokines contre une atteinte métastatique.

 

RadiothérapieEmploi de rayonnements de haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses et réduire les tumeurs.

Embolisation tumoraleDans le cas où d’autres formes de traitement ne peuvent être employées, cette technique constitue une avenue possible. L'embolisation consiste à bloquer les vaisseaux sanguins qui fournissent l'apport sanguin à la tumeur. Dans certaines circonstances, ce type de thérapie peut aider dans le cadre d’une chirurgie planifiée ou peut atténuer des problèmes liés à la tumeur tels que la douleur ou les saignements. On peut recourir à l'embolisation dans le cas d'une tumeur localisée dans le rein, ainsi que pour des métastases.

Thérapie immuno-oncologiqueVotre système immunitaire a la capacité d’identifier les cellules anormales et de les détruire : c’est le fondement scientifique du mode d’action de l’immuno-oncologie. La thérapie immuno-oncologique (IO) est à la fois une nouvelle et une ancienne forme de traitement du cancer qui consiste à activer votre système immunitaire, dans l’espoir qu’il attaque votre cancer du rein..

En effet, certains des plus anciens traitements anticancéreux, par exemple l’interféron et l’interleukin-2, sont une forme de thérapie immunitaire. Leur utilisation a toutefois été limitée par l’importance de leurs effets secondaires et de leurs coûts, ainsi que par l’inconsistance de leurs bénéfices.

Plus récemment, de nouveaux types de thérapies IO ont donné de bons résultats à l’égard de certaines formes de cancer. Par exemple, les résultats des premiers essais cliniques portant sur le cancer de la peau (mélanome), le cancer du poumon et le cancer du rein avancé se sont avérés encourageants et certains de ces traitements sont déjà approuvés au Canada.

Pour bien comprendre le mode d’action des nouvelles thérapies IO, on doit connaître le mode de fonctionnement de notre système immunitaire. Lisez d’abord ceci, si vous désirez en savoir plus sur votre système immunitaire et son fonctionnement.

PAGES CONNEXES

(Ce texte est une adaptation d’une partie du contenu du site Web 10-FOR-I.O.)

 

RÉFÉRENCES:

Société canadienne du cancer

Management of kidney cancer: Canadian Kidney Cancer Forum Consensus Update
Canadian Kidney Cancer Forum 2009


† ITK du récepteur du VEGF : inhibiteur de la tyrosine kinase du récepteur du facteur de croissance vasculaire endothélial.

Essais cliniques

À la recherche de nouvelles options thérapeutiques

Pour les patients atteints d’un cancer du rein métastatique ou de stade avancé, la participation à un essai clinique constitue une avenue leur permettant un accès aux traitements les plus novateurs non approuvés encore au Canada. Si une participation à un essai clinique vous intéresse, veuillez en parler avec un membre de votre équipe de soins afin de déterminer si vous êtes y êtes admissible.

La méthodologie des essais cliniques est fort rigoureuse en vue de contribuer à assurer la sécurité du patient et une pratique conforme à la déontologie. Les sujets qui y participent sont informés en détail du déroulement de l'essai et des effets ou risques auxquels ils s’exposent. Les participants font l’objet d’un suivi minutieux tout au long de l’essai afin de veiller à l'innocuité et à la tolérabilité du traitement prodigué.

Votre participation à un essai clinique contribue non seulement à l’étude d’un possible médicament éventuel, mais vous procure aussi un accès à un nouveau traitement, et vous permet de jouer un rôle actif sur le plan de la recherche scientifique et des progrès réalisés dans le traitement du cancer du rein.

Canadiancancertrials.ca : Canadiancancertrials.ca (Essais canadiens sur le cancer), en association avec des programmes sur le cancer partout au Canada, vise à guider les patients qui envisagent la participation à un essai clinique lorsqu’un traitement contre le cancer leur est offert. La fonction de recherche de ce site permet aux patients d'effectuer une recherche par type de cancer, province, médicament ou mot clé.

clinicaltrials.gov : ClinicalTrials.gov constitue un registre des essais cliniques financés par le secteur privé et le gouvernement qui sont menés aux États-Unis, au Canada et partout dans le monde. ClinicalTrials.gov offre des renseignements sur le but de l’étude, les critères de participation, les emplacements et les numéros pertinents pour obtenir des détails. Toute information recueillie sur ce site ne doit pas être utilisée seule; il importe de faire appel à un membre de votre équipe de soins pour des conseils appropriés.

Pour faciliter la consultation, nous avons regroupé les principaux essais cliniques par catégories.

 

RÉFÉRENCES:

Naviguer parmi les examens et les rapports

Afin d’assurer une surveillance continue au fil du traitement et du suivi, un certain nombre d’examens, y compris des épreuves de laboratoire et des techniques d’imagerie, sont nécessaires. Il importe de conserver une copie des résultats de vos examens à portée de main afin de pouvoir en discuter avec votre équipe de soins; ainsi, vous pourrez bien les comprendre et en saisir la portée.

Techniques d’imagerie

 
  • Tomodensitogramme : Série d'images de l'abdomen, de la poitrine ou du cerveau prise sous différents angles en utilisant des rayons X.
  • Imagerie par résonance magnétique (IRM) : L’imagerie par résonance magnétique (IRM) de l’abdomen est semblable au tomodensitogramme. Dans certaines circonstances spéciales, elle est parfois plus appropriée que le tomodensitogramme. Elle n'a pas recours à la radiation. Toutefois, l'IRM peut s'avérer moins accessible que le tomodensitogramme.
  • Ultrason (échogramme) : Méthode d’imagerie utilisée pour explorer les organes internes de l'abdomen, y compris le foie, la vésicule biliaire, la rate, le pancréas et les reins. Les vaisseaux sanguins menant à ces organes peuvent aussi être observés par ultrasons. Par exemple, un ultrason du cœur (échographie cardiaque), visant à confirmer la bonne fonction cardiaque, peut être réalisé avant d’entamer le traitement.
  • Scintigraphie osseuse : Technique réalisée à l’aide d’une petite quantité de matière radioactive (unité de médecine nucléaire dans un hôpital) afin de déceler des métastases osseuses.
  • Examen du squelette : Une série de rayons X visant à explorer tout le squelette afin de déceler la présence de métastases osseuses. Certaines d’entre elles pourraient ne pas être révélées par scintigraphie osseuse.
  • Angiocardiographie radioisotopique à l'équilibre : Technique réalisée à l’aide d’une petite quantité de matière radioactive afin d’examiner la fonction cardiaque. Elle fournit des renseignements semblables à ceux de l’échocardiographie (voir Ultrason).
  • Radiographie pulmonaire : Une radiographie pulmonaire permet d’explorer par rayons X la cavité thoracique, les poumons, le cœur, les grosses artères, les côtes et le diaphragme. Elle est utilisée pour suivre l'évolution des métastases aux poumons. Elle peut aussi être employée afin de s'assurer que les poumons n'ont pas été endommagés par certains médicaments.
  • Tomographie par émission de positons (TEP) : Il s’agit d’un examen d’imagerie qui emploie une substance radioactive (traceur) pour détecter la présence de métastases. Elle permet d’identifier des régions de l’organisme dans lesquelles se logent des cellules plus actives que la normale. Une activité cellulaire pourrait laisser entrevoir la présence d'un cancer. La TEP peut donc être efficace pour détecter des sites métastatiques quand l'IRM ou le tomodensitogramme sont imprécis ou non concluants.

 

Chimie sanguine

Le cancer du rein peut avoir un effet sur les taux des éléments du sang. Les analyses biochimiques sanguines permettent notamment d’évaluer les électrolytes (sodium, potassium, chlorure, bicarbonate), l’azote uréique sanguin, le calcium et la créatinine. De telles analyses indiquent si le patient peut tolérer ou non certains traitements. Par exemple, certains médicaments peuvent altérer la fonction rénale. La créatinine sérique révèle si la fonction rénale est adéquate ou non. Ces analyses sont faites de façon systématique avant et après le traitement.

Épreuves de fonction hépatique

Ces épreuves permettent d’évaluer les taux d’albumine, de PA (phosphatase alcaline), de SGPT (sérum glutamopyruvique transaminase), de SGOT (sérum glutamo-oxalacétique transaminase), de gammaglutamyl transpeptidase (GGT), le temps de Quick, et la quantité de bilirubine dans le sang et les urines. Ces substances révèlent si le foie du patient peut ou non tolérer certains traitements. Elles sont mesurées de façon périodique avant et après le traitement.

Formule sanguine complète

  • Nombre de globules rouges
  • Nombre de globules blancs
  • Total hémoglobine sanguine
  • Volume occupé par les globules rouges dans le sang total (hématocrite)
  • Volume globulaire moyen (VGM)
  • Teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine (TCMH)
  • Concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine (MCHC)
  • Numération plaquettaire

Ces substances indiquent si les globules rouges du patient (permettant le fonctionnement de tous les organes), les globules blancs (cellules immunitaires) et les plaquettes (coagulation) sont en mesure de tolérer certains traitements. Elles sont mesurées avant et après le traitement.

Analyse d’urine

Analyse des substances présentes dans les urines. Certains médicaments peuvent altérer la fonction rénale et la présence de ces substances peut être décelée dans les urines. Par exemple, la protéine n’est habituellement pas présente dans les urines. Des quantités excessives de protéines peuvent indiquer une affection du rein.

De plus amples renseignements sont offerts sur le site MedLine Plus (un service offert par la U.S. National Library of Medicine et le National Institutes of Health) à l’adresse www.nlm.nih.gov sous l’onglet Renal Cell Carcinoma.

 

RÉFÉRENCES:

DÉFINITIONS :

Questions à poser à votre équipe de soins de santé

Il est important que vous en appreniez le plus possible sur votre propre cancer du rein et sur les options thérapeutiques qui s’offrent à vous. Vous sentez peut-être, avec raison, que plusieurs éléments vous échappent; il est toutefois possible que vous ayez besoin d’aide pour formuler vos questions.

La liste de questions suivante a été dressée par l’Association canadienne du cancer du rein de concert avec des professionnels de la santé. Vous pourrez choisir celles qui vous concernent et les utiliser lors de votre prochain rendez-vous.

Veuillez visiter le site Web de Cancer du rein Canada afin d’obtenir des questions supplémentaires : cancerdurein.ca

Des sources possibles de réponses à vos questions

  • votre médecin de famille
  • votre oncologue (oncologue médical, chirurgien ou radio-oncologue)
  • l’infirmière de votre clinique
  • les autres membres de votre équipe de soins de santé
  • des documents imprimés offerts par l’hôpital ou la clinique
  • des livres traitant du cancer du rein ou du cancer en général

Conseils

  • Prenez note de vos questions à la maison au fur et à mesure qu’elles se présentent – par la suite, apportez votre liste de questions à votre rendez-vous. Vous pouvez aussi afficher une page blanche sur un babillard ou sur votre réfrigérateur afin qu'elle soit à portée de main quand une question vous vient à l'esprit.
  • Prenez en note les réponses fournies par votre médecin pour consultation ultérieure. Vous pouvez aussi envisager de vous faire accompagner par un membre de la famille ou un ami qui vous servira d'aide-mémoire ou qui pourra noter les réponses du médecin à vos questions.


Questions d’ordre général concernant le cancer du rein et vos soins

  • Est-ce que je serai en mesure de vaquer à mes activités quotidiennes ou mon travail sera-t-il affecté? Le cas échéant, pendant combien de temps? Puis-je continuer à travailler pendant mon traitement? À quel moment pourrai-je retourner au travail après mon traitement?
  • Quelles conséquences aura mon cancer du rein sur ma famille?
  • Comment puis-je annoncer mon cancer aux membres de ma famille et à mes amis?
  • Qui fera partie de mon équipe de soins de santé?
  • Quelles sont les ressources qui me sont offertes au centre de traitement que je fréquente?
  • Un travailleur social en oncologie est-il sur les lieux pour assurer un soutien aux patients et leur prodiguer des conseils en matière de remboursement?
  • Quel type de suivi me sera offert pendant et après mon traitement?
  • À quoi ressemblera mon horaire de rendez-vous?
  • À qui puis-je m’adresser afin d’obtenir de plus amples renseignements au sujet du cancer du rein ou à propos de mon traitement?

Questions à poser concernant votre traitement du cancer du rein métastatique

  • Quelles sont les options thérapeutiques qui s’offrent à moi et où puis-je y avoir accès?
  • Quels sont les bienfaits associés à chaque option thérapeutique?
  • Quels sont les risques ou les effets secondaires associés à chaque option thérapeutique?
  • Aurai-je l’occasion de donner mon opinion sur le plan de traitement qui m’est proposé?
  • Quel est le traitement recommandé par mon médecin et pourquoi l’est-il?
  • Comment procéder pour le remboursement des médicaments?
  • Comment ce traitement fonctionne-t-il?
  • Quel est mon plan de traitement?
  • Une fois que j’aurai terminé mon traitement, à quelle fréquence les suivis auprès de mon équipe de soins de santé auront-ils lieu?
  • Quels sont les bienfaits associés au traitement qui m’a été prescrit?
  • Quels sont les effets secondaires associés au traitement qui m’a été prescrit?
  • Avec qui dois-je communiquer si j'éprouve des effets secondaires?
  • Comment dois-je m’y prendre pour traiter ces effets secondaires?
  • Quel est le risque de récidive de mon cancer en suivant ces plans de traitement?
  • Quels sont les symptômes qui pourraient se manifester dans le cas d’une récidive ou d'une aggravation de mon cancer?
  • À quoi puis-je m’attendre à long terme avec et sans traitement?
  • Quel est le délai nécessaire pour obtenir des résultats à la suite du traitement?
  • Que devrais-je garder à la maison en cas d’effets secondaires éventuels?
  • Quand je retournerai à la maison, serai-je en mesure de prendre soin de moi ou aurai-je besoin de quelqu'un pour m'aider?
  • Si mes symptômes s’aggravent, que dois-je faire?
  • Existe-t-il des essais cliniques auxquels je devrais participer?


Questions à poser concernant la participation dans un essai clinique

  • Quel type de traitement fait l’objet d'une étude dans cet essai clinique?
  • Pourquoi les chercheurs croient-ils qu’une telle approche pourrait être efficace?
  • Comment assure-t-on le suivi des résultats de l’étude et de l’innocuité des participants?
  • Combien de temps durera ma participation à l'étude?
  • Quels sont les bienfaits éventuels dont je pourrais tirer parti? Quels sont les risques possibles?
  • Quels sont les bienfaits et les risques associés à cet essai comparativement à ceux liés à d’autres options thérapeutiques?
  • Quels sont les types d’examens ou de procédures imposés dans le cadre de cet essai clinique? Certains d’entre eux sont-ils de nature expérimentale?
  • Est-ce que je pourrai prendre mes médicaments habituels pendant l'étude?
  • Une fois que l’essai clinique est terminé, qu’en est-il de mon traitement?

Optimiser votre santé

Il est important de discuter de vos besoins en matière d’alimentation et d’activité avec les membres de votre équipe de soins de santé, et de les intégrer à votre plan de traitement. Outre l'observance de votre traitement tel que prescrit par votre médecin, les stratégies suivantes peuvent contribuer à optimiser votre santé pendant votre traitement :

  • avoir une saine alimentation – afin d’avoir de la force et de l’énergie, de soutenir votre fonction rénale et pour une bonne santé en général
  • gérer votre stress – en demeurant actif et en faisant de l’exercice physique, selon qu’il sera approprié
  • demeurer informé – s’assurer de comprendre toutes les facettes de votre traitement, et les effets secondaires éventuels
  • obtenir de l’aide – demander à votre professionnel de la santé les services de soutien qui vous sont offerts. Une liste d'organismes de soutien par province est proposée sur le site de l’Association canadienne du cancer du rein : accrweb.ca

Bien vivre avec un seul rein

Si vous avez subi l’ablation totale ou partielle d’un rein, il est important de prendre soin du rein qui reste. Un seul rein fonctionnel est en fait capable d’assumer les fonctions des deux reins. Certes, il est possible de mener une vie normale et active avec un seul rein; toutefois, avoir un mode de vie sain est incontournable. De mauvaises habitudes alimentaires et de vie peuvent surcharger le rein qui reste, ce qui altère la fonction rénale et peut causer une insuffisance rénale. Gardez à l'esprit que bien traiter le rein qui reste entraînera des bienfaits pour tout votre corps.

Votre régime alimentaire nécessite une attention particulière

Outre le fait qu’une alimentation saine est importante pour votre santé en général, elle revêt un caractère primordial quand il est question de la fonction rénale. Vous pourriez envisager d’aborder le sujet avec votre médecin et lui demander de vous recommander une diététiste afin qu'elle puisse vous prodiguer des conseils précis sur un régime de vie sain pour bien vivre avec un seul rein ou une fonction rénale altérée.

Certains facteurs relatifs à l’alimentation dont il faudra peut-être tenir compte :

Lorsque le corps digère les protéines, il produit un déchet appelé urée. L’urée est filtrée du sang par les reins. S'il y a beaucoup d'urée dans le sang parce que notre alimentation est trop riche en protéines, le rein qui reste doit travailler plus fort. Une consommation faible ou modérée de protéines pourrait être recommandée.

Les reins filtrent le sodium du sang, donc si les aliments qu'on consomme contiennent beaucoup de sodium, le rein qui reste doit travailler plus fort. Réduire votre consommation de sel pourrait alors être recommandé.

Lorsque les reins commencent à moins bien fonctionner, le taux de phosphore dans le sang grimpe, ce qui peut causer notamment des douleurs articulaires. Une diététiste peut recommander de limiter votre consommation de certains aliments qui contiennent des quantités élevées de phosphore telles les graines, les noix et les fèves, ainsi que d’autres en contenant des quantités modérées comme le lait, le fromage, la viande, le poisson et la volaille.

Une grande consommation d’alcool peut endommager le rein; il importe donc de modérer sa consommation.

L’équilibre des liquides dans l’organisme est régulé par les reins, et tout excès d’eau est filtré. Certes, il importe de demeurer bien hydraté, mais si l’organisme se trouve surchargé de liquide, votre fonction rénale peut en souffrir.

 

Prise en charge des effets secondaires

Les effets secondaires sont malheureusement partie intégrante de tout traitement médicamenteux, y compris les traitements contre le cancer. Le type d'effets secondaires qui se manifestent dépend du traitement administré. Les effets secondaires peuvent varier d'une personne à l'autre, et peuvent aussi fluctuer d'une séance de traitement à une autre. Certaines thérapies sont mieux tolérées que d’autres selon les individus. Avant d’entamer tout traitement, votre équipe de soins de santé vous expliquera les effets secondaires éventuels auxquels vous pouvez vous attendre et vous proposera des façons de les prendre en charge. Dans certains cas, les effets secondaires peuvent s'avérer impossibles à tolérer; le passage à un autre traitement sera alors recommandé.

Adopter un comportement proactif : assurer le suivi

Le suivi constitue une partie cruciale de votre plan de traitement. Même lorsque le cancer semble entièrement résolu ou détruit, il peut parfois se présenter de nouveau ou encore se propager, car des cellules cancéreuses peuvent demeurer dans l’organisme après le traitement. Votre équipe de soins de santé surveillera votre rétablissement et sera attentive à tout signe d'évolution ou de récidive du cancer. Les consultations de suivi contribuent à assurer que tout changement de l’état soit noté, et permettent aussi d’être au courant de tout signe ou symptôme dont il faut tenir compte et qu'il convient de signaler.

Les lignes directrices à suivre sur le plan du suivi dépendent du type de tumeur et du stade de la maladie. L’Association des urologues du Canada (AUC) publie des lignes directrices en matière de suivi.

Elles peuvent être consultées (en anglais) sur le site Web de Kidney Cancer Canada sous l'onglet « Resources », et sur le site de l’AUC au www.cua.org.

" Tout est dans l'attitude."
- Winston Churchill

 

RÉFÉRENCES:

 

Lutter pour faire valoir vos intérêts : soyez votre plus grande source de soutien

À titre de patient ayant reçu un diagnostic de cancer du rein, vous souhaitez bénéficier des meilleurs soins existants qui sont offerts. Si vous le désirez, vous pouvez jouer un rôle primordial dans chaque décision concernant votre traitement. Nombre de patients se sentent investis d’un pouvoir et en contrôle en prenant en charge leurs propres soins. La démarche n'est pas nécessairement compliquée. Il peut s’agir simplement de poser davantage de questions lors de votre prochaine visite chez le médecin.

Afin d'en aboutir à une rémission à long terme, le traitement du cancer du rein de stade avancé exige toujours l’administration séquentielle de traitements. Les personnes atteintes d’un cancer du rein ont le droit d'avoir un accès en temps opportun aux traitements qui peuvent les aider, et ce, à un coût abordable. Il peut être question d’un traitement existant, d’un médicament récemment approuvé, ou encore d’un médicament prometteur faisant l’objet d’un essai clinique.

Malheureusement, tous les traitements ne sont pas offerts à tous les patients. Lutter pour faire valoir ses intérêts signifie de poser un geste afin de modifier l’accès à un traitement du cancer du rein – prendre l’initiative de mesures pour provoquer les changements nécessaires. Lutter pour faire valoir ses intérêts peut faire la différence, car les preneurs de décisions gouvernementaux réagissent aux personnes ou aux groupes dignes de foi qui présentent leurs enjeux de façon efficace sur la place publique.

« Il existe un lien direct entre la prise de contrôle des patients auxquels on a fourni de l’information et du soutien et un meilleur accès aux meilleurs soins existants. »

Deb Maskens, patiente atteinte d’un cancer du rein métastatique et présidente de l’Association canadienne du cancer du rein

 

Vous pouvez entamer votre lutte pour faire valoir vos intérêts en deux temps :

Renseignez-vous à propos de l’accès aux médicaments contre le cancer au Canada et dans votre province

Informez-vous sur les processus d'examen et d'approbation des médicaments, ainsi qu’à propos des critères provinciaux de remboursement utilisés pour évaluer le financement d’un traitement donné. Chaque province prend ses propres décisions en matière de financement des nouveaux médicaments. Les Listes de médicaments provinciales indiquent non seulement les produits remboursés, mais aussi les critères de remboursement, incluant l'étape de traitement pour laquelle le médicament est approuvé, c’est-à-dire si le traitement est considéré de première, deuxième ou troisième intention. Le gouvernement de chacune des provinces examine les données cliniques relatives à l'efficacité et l'innocuité d'un traitement; il le compare aussi aux traitements de même catégorie sur tous les plans, y compris au niveau de son rapport coût-efficacité. Si le médicament en question est approuvé, le régime d’assurance médicament provincial assumera le coût du traitement afin que la population y ait accès. Dans le cas contraire, l’accès pourra être offert par l’entremise du régime privé du patient, ou il devra en assumer le coût lui-même.

Écrivez une lettre et encouragez les autres à se joindre à vous


L’une des façons les plus efficaces pour faire valoir vos intérêts auprès du gouvernement provincial est d'écrire une lettre précisant vos demandes d'accès aux traitements pour le cancer du rein à l'intention de votre député. Comprendre les rouages de l’accès aux médicaments contre le cancer et être en mesure de bien décrire l’importance d’un traitement particulier dans le cadre de votre propre plan de traitement et de celui d’autres patients, vous permettront de présenter des arguments éclairés. Et pourquoi ne pas demander à d’autres de se joindre à vous? Ensemble, vous pourrez entreprendre une campagne de correspondance fort efficace.

Pour vous aider dans votre démarche, l’Association canadienne du cancer du rein vous offre une panoplie de renseignements et vous guide dans votre lutte pour obtenir un accès aux médicaments. Elle vous propose aussi un modèle de lettre pour chaque province. Voir la section Nos droits sur leur site Web au cancerdurein.ca

Ressources pour la défense de vos intérêts

Cancer du rein Canada travaille en collaboration avec les organismes canadiens suivants. Leurs sites Web respectifs vous offrent une autre occasion de faire valoir vos intérêts :

  • The Cancer Advocacy Coalition of Canada (CACC).
    La CACC publie le Annual Report Card on Cancer au Canada. canceradvocacy.ca (en anglais)
  • The Canadian Organization for Rare Disorders (CORD).
    Le CORD s’adresse actuellement au niveau fédéral afin de promouvoir la couverture des médicaments orphelins pour les maladies rares, notamment les cancers rares comme l’hypernéphrome.
    raredisorders.ca (en anglais)
  • Réseau canadien de lutte contre le cancer (RCLC).
    Le RCLC a produit un excellent rapport intitulé Issues of Cancer Drug Access in Canada. Ce rapport de 90 pages peut être téléchargé en format PDF sur leur site Web. L’Association canadienne du cancer du rein joue un rôle actif au sein du Comité des questions pharmaceutiques du RCLC.
    ccanceraction.ca

Ressources

En ligne

Ouvrage

100 Questions & Answers About Kidney Cancer

Par Steven C. Campbell MD PhD, Brian I. Rini MD, Robert G. Uzzo MD FACS, Brian R. Lane MD PhD, Stephanie Chisholm PhD

Réponses à 100 questions sur le cancer du rein, de la fonction rénale au diagnostic, en passant par la stadification et les nombreuses facettes des traitements pour le cancer localisé et métastatique.

Novartis Oncolgie a contribué à la production du présent guide.